L'Amour naissant

 L'Âme-Stram-Gram

 Pas le temps de vivre

Dessine-moi un mouton

Je te rends ton amour

Méfie-toi

Innamoramento

Optimistique - moi

Serais-tu là ?

Consentement

Et si vieillir m'était conté

Souviens-toi du jour ...

Mylènium

Innamoramento

 

L’amour naissant

Quel monde n’a pas connu le souffle
Du néant ?
Ressenti l’émoi devant les « Puissances
Du dedans », dis ?
Quelle maison n’a jamais pleurée
Un enfant ?
Quel ange n’est tombé devant la beauté
Du couchant ? , vois

Quel vertige s’empare de nos souffles
A présent ?
L’Anathème est lourd, les serments brûlants
C’est troublant, dis ?
Quelle est celle qui ne s’est noyée
Dans ses larmes ?
L’océan a froid, ma vie comme la
Fille de Ryan, vois

REFRAIN :

Tu es l’Amour Naissant
Gravé sur la pierre,
Stèle des Amants,
Vois comme c’est lourd, c’est lent
C’est un revolver, Père
Trop puissant

Quelle Irlande voudrait oublier
Ses légendes ?
Je ressens l’émoi devant ses « Puissances
Du dedans », dis ?
Quel frisson de m’anéantir
Dans son ventre ?
L’océan a froid, ma vie comme la
Fille de Ryan, tu es…

REFRAIN :

 

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L’Âme-Stram-Gram

En moi, en moi toi que j’aime
Dis moi, dis moi, quand ça ne va pas
Il n’y a que ça qui nous gouverne
Dis moi combien de fois…
Partager mon ennui le plus abyssal
Au premier venu qui trouvera ça banal

J’ouïs tout ce que tu confesses
Et l’essaim scande l’ivresse
J’ouïs tout ce que tu condamnes
T’éreintent, te font du charme

C’est l’Âme-Stram-Gram

REFRAIN :

En moi, en moi, toi que j’aime
Dis moi, dis moi, quand ça ne va pas
Il n’y a que ça qui nous gouverne
Dis moi combien de fois…

En moi, en moi, toi que j’aime
Dis moi, dis moi, quand ça ne va pas
Immisce, et glisse l’abdomen
Dans l’orifice à moi

Des absents, un bourdon, une oreille amie
Confidences sur divan, on se psychanalyse…
J’ouïs tout ce que tu susurres
Et l’essaim bat la mesure
J’ouïs tes œdipes complexes
Et l’essaim se manifeste

C’est l’Âme-Stram-Gram

« Âme-Stram-Gram pique et pique et collégram
Bourre et bourre et ratatam
Âme-Stram-Gram pique dame
Âme-Stram-Gram pique et pique moi dans l’âme
Bourrée, bourrée de nœuds mâles
L’Âme-Stram-Gram pique dames »

REFRAIN :

 

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Pas le temps de vivre

Il est des heures, où
Les ombres se dissipent
La douleur se fige
Il est des heures, où
Quand l’être s’invincible
La lèpre s’incline
Mais
Si j’avais pu voir qu’un jour
Je serai qui tu hantes
Qu’il me faudrait là, ton souffle
Pour vaincre l’incertitude
Écrouer ma solitude

Il est des heures, où
Les notes se détachent
Les larmes s’effacent
Il est des heures, où
Quand la lune est si pâle
L’être se monacale
Mais
Je erre comme une lumière
Que le vent a éteinte
Mes nuits n’ont plus de paupières
Pour soulager une à une,
Mes peurs de n’être plus qu’une

REFRAIN :

Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfui mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les qui rendent ivres
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire, de
N’avoir pas su trouver tes pas…

Il est des heures, où
Mes pensées sont si faibles
Un marbre sans veines
Il est des heures, où
L’on n’est plus de ce monde
L’ombre de son ombre
Dis
De quelle clef ai-je besoin
Pour rencontrer ton astre
Il me faudrait là, ta main
Pour éteindre une à une
Mes peurs de n’être plus qu’une…

REFRAIN :

 

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Dessine-moi un mouton

Quelle solitude
De mourir
Sans certitude
D’être au moins
Une particule
De vie
Un point minuscule
Utile à quelqu’un

Quelle solitude
D’ignorer
Ce que les yeux
Ne peuvent pas voir
Le monde adulte
Isolé
Un monde abrupt
Et là, je broie du noir

REFRAIN :

Dessine-moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination
C’est çà
Dessine-moi un mouton
Redevenir l’enfant que nous étions
Dessine-moi un mouton
Le monde est triste sans imagination
C’est ça
Dessine-moi un mouton
Apprivoiser l’absurdité du Monde

Quelle solitude
De se dire
Que la morsure
Du temps n’est rien
Le rêve est bulle
De vie
Un bien majuscule
Utile au chagrin

Déconfiture
Des pépins
Mais je veux croire
En l’au-delà
Et vivre est dure
Toujours un choix
Mais je jure
Que le monde est à moi

REFRAIN :

« Il est à moi…
Il est à moi…
Il est à moi…
Il est à moi… »

« Il est à moi… Le Monde
Il est à moi… Le Monde
Il est à moi… Le Monde
Il est à moi… Le Monde »

Le Monde, Le Monde

REFRAIN :

 

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Je te rends ton amour

M’extraire du cadre
Ma vie suspendue
Je rêvais mieux
Je voyais l’âtre
Tous ces inconnus
Toi parmi
Eux

Toile
Fibre qui suinte
Des meurtrissures
Tu voyais l’âme
Mais j’ai vu ta main
Choisir Gauguin

REFRAIN 1:

Et je te rends ton amour
Redeviens les contours
Je te rends ton amour
C’est mon dernier recours
Je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Redeviens les contours
« La femme nue debout »

M’extraire du cadre
La vie étriquée
D’une écorchée
J’ai cru la fable
D’un mortel aimé
Tu m’as trompé

Toi
Tu m’as laissé
Me compromettre
Je serai « l’Unique »
Pour des milliers d’yeux
Un nu de maître

REFRAIN 2:

Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le mien est trop lourd
Je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens les contours
De mon seul maître : Egon Shiele et…

REFRAIN 2:

 

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Méfie-toi

Il m’a fallu l’impasse
Donner ma langue au chat
Pour contrer l’existence
I.A.O / I.A.O
Mon Q.I. est tenace
Ma patience : un état
Dompter les apparences
I.A.O / I.A.O
Les chemins sont multiples
Tout est question de choix
Au diable les promesses brutales
Les colères homériques
Tout ça n’importe quoi
Il existe arme redoutable
I.A.O / I.A.O

REFRAIN :

Méfie-toi des Puissances
Méfie-toi de l’aisance
Au jeu du corps à corps
L’esprit est bien plus fort
Méfie-toi des Puissances
Des vierges sans défense
Leurs forces sont subtiles
La force est féminine
Et quand l’esprit, frappe
C’est un fouet qui, claque
Méfie-toi quand même
C’est la onzième, lame
Majeur est, l’arcane
Vierge iconoclaste
Dieu, que l’icône est classe,
5.4.3.2

Il m’a fallu l’épreuve
De : c’est chacun pour soi
Avaler des couleuvres
I.A.O / I.A.O
Mon karma est tenace
On est selon « bouddha »
Héritier de nos actes
I.A.O / I.A.O
Les chemins sont multiples
Tout est question de choix
Et aux paroles mortifères
Mieux qu’une arithmétique
L’esprit fort est le roi
Il règne ainsi sur la matière
I.A.O / I.A.O

REFRAIN :

 

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Innamoramento

Toi qui n’as pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j’ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s’il me faut tout recommencer

Toi qui n’as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j’ai
Dans le cœur un fil minuscule
Filament de lune
Qui soutient là, un diamant qui s’use…
Mais qui aime

REFRAIN :

J’n’ai pas choisi de l’être
Mais c’est là, « L’INNAMORAMENTO »
L’amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à tout
Et c’est là, « L’INNAMORAMENTO »
Tout son être s’impose à nous
Trouver enfin peut-être un écho

Toi qui n’as pas vu l’autre côté, de…
Ma mémoire aux portes condamnées, j’ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu’il me faudra cesser…

Moi qui n’ai plus regardé le ciel, j’ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
L’inconnu a meurtri plus d’un cœur
Et son âme sœur
On l’espère, on l’attend, on la fuit même
Mais on aime

REFRAIN :

 

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Optimistique - moi

« Je me fous de tes détresses
Comme de tout et du reste… »
C’est ça, le temps qui passe
« Je me fous de tes angoisses
Elles m’ont nourrie mais me lassent… »
C’est ça, c’est le temps qui passe
« Je fais fi de tes « je t’aime »,
Ils sont des cris qui m’enchaînent… »
C’est ça l’amour
C’est quoi l’amour ?
« Tu ne vis pas, c’est morbide »
En somme, je suis pathétique,
C’est ça l’amour
Papa n’était pas comme ça, quand…

REFRAIN :

Il disait tout bas :
« Petit bouton de rose,
Aux pétales humides,
Un baiser je dépose »
Optimistique – moi, Papa
Optimistique – moi, quand j’ai froid
Je me dis, tout bas
Quand rien ne s’interpose,
Qu’aussitôt, tes câlins
Cessent toute ecchymose
Optimistique - moi, Papa
Optimistique – moi, reviens-moi…

« Tu te fous de mes ténèbres
Comme de tout, et comme du reste… »
C’est ça, le temps qui passe
« Fais fi des signes du ciel
Seuls les faits, sont ton bréviaire… »
C’est ça, le temps qui passe
« Tu dis : « assez des histoires »
Ton passé est préhistoire… »
C’est ça l’amour
C’est quoi l’amour ?
« Crucifie-moi Ponce Pilate
Noie-toi dans l’eau écarlate »
L’amour est loin
Papa était plus malin, quand…

REFRAIN :

 

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Serais-tu là ?

Chaque mot qu’on garde
Chaque geste qu’on fait
Sont autant de larmes,
Qui invite au regret

« Si j’avais su » est trop tard,
Mâchoire d’une pierre tombale
Le « j’aurais dû », dérisoire
Sans voix, et là… j’ai un peu froid…
A chaque fois je sens l’émoi

REFRAIN :

Si j’avais la foi du monde,
En cette seconde,
Serais-tu là ?
Si j’avais renoncé au monde,
Et que rien ne compte,
Serais-tu là ?
Si j’avais le choix : mourir,
Pour t’entendre vivre,
Serais-tu là ?
Et si j’avais le choix : souffrir,
Sans même te le dire,
Serais-tu là ?
Je serais là
Et toi en moi

Je voudrais être Opium
Me faire Narguilé
Particule d’Hélium
Partir toute en fumée

Quand je fais ce rêve étrange,
Et quand, pénétrant tes songes
Je deviens volute, poussière d’ange
Et songe, la faute est un poison qui ronge

REFRAIN :

Et l’âme
A mal
Balade, qui…
Et l’âme
A mal
Balade qui fait mal

REFRAIN :

 

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Consentement

Je veux du « Vous »,
Parce qu’entre nous, c’est lentement
C’est lent
Le songe est doux
Immensité des sentiments

A perdre haleine
Le « Vous » me sied, le vôtre est plaine
Apôtre, j’aime
Quand le « Vous » me fait un enfant

Je veux du « Vous »
Quand les dessous sont tutoiements
C’est lent
C’est à genoux
Que je vous vois lécher mon sang
C’est blanc
A qui la faute ?
Si le « Tu » a tué la romance
Le « Vous » si j’ose
Parce qu’entre nous, c’est lentement

REFRAIN :

Vous, où ?
Et ce vol mène
Là, où c’est l’apesanteur
Vous, où ?
Deux voyelles s’aiment
Là, sous l’accord majeur

Vous, où ?
Et ce vol mène
Là où, c’est l’apesanteur
Vous, où ?
A pas de loup, j’aime
Quand vous me faîtes peur

Je veux du « Vous »
Parce qu’entre nous, c’est lentement
C’est lent
Le « Vous » est vif
Le ventre gonflé de vos débordements

A qui la faute ?
Le « Vous » se fait suave et tendre
A vous dirais-je
Maman, que j’aime sa présence

REFRAIN :

 

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Et si vieillir m’était conté

La nuit, de ses doigts gantés
Image inachevée
Bientôt la lune est pleine
La nuit, de ses doigts si frêles
Sculpte l’aube et le ciel
Dieu, que cette femme est belle

La nuit, de ses doigts de fée
A effleurée l’image
D’un bonheur de passage
Mais j’ai vu l’être emporté
Elle n’a pas su s’aimer
Le temps a fait ses ravages

REFRAIN :

Et si vieillir m’était conté
Serais-je là pour t’aimer
D’autres nuits s’achèvent et la vie
A tout donnée, tout repris…

La nuit, de ses doigts de fer
A abîmée la chaîne
De sa rouille cruelle
Quand, le temps a déposé
Son sourire familier
C’est un pas vers la poussière

REFRAIN :

 

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Souviens-toi du jour…

Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Quand la mémoire a oubliée
Souviens-toi

Souviens-toi que l’on peut tout donner
Souviens-toi que l’on peut tout briser
Et si c’est un homme…
Si c’est un homme
Lui parler d’amour à volonté
D’amour à volonté

Souviens-toi que l’on peut tout donner
Quand on veut qu’on se rassemble
Souviens-toi que l’on peut tout briser
Les destins sont liés
Et si c’est un homme…
Si c’est un homme
Lui parler d’amour à volonté
D’amour à volonté

REFRAIN :

Le souffle à peine échappé
Les yeux sont mouillés
Et ces visages serrés
Pour une minute
Pour une éternité
Les mains se sont élevées
Les voix sont nouées
Comme une étreinte du monde
A l’unissons
A l’homme que nous serons…

Souviens-toi que le monde a changé
Au bruit des pas qui résonnent
Souviens-toi des jours désenchantés
Aux destins muets
Et si c’est un homme…
Si c’est  un homme
Lui parler d’amour à volonté
D’amour à volonté

REFRAIN :

Quand le vent a tout dispersé
Souviens-toi
Quand la mémoire a oubliée
Souviens-toi

 

 

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